La submersion migratoire s’organise à Strasbourg

La submersion migratoire s’organise à Strasbourg

Communiqué de Gilles Lebreton

L’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UPM) a tenu sa 15ème session plénière dans les locaux du Parlement européen de Strasbourg, les 13 et 14 février. J’y ai assisté au nom de la délégation RN.

Comme c’était prévisible, cette Assemblée s’est surtout employée à favoriser la submersion migratoire de l’Europe. C’est ainsi qu’elle a voté à une majorité écrasante une « recommandation relative au phénomène migratoire » dont la lecture est édifiante.

Cette recommandation prône « l’ouverture de canaux pour la migration légale » (§2) ainsi que la création d’« un mécanisme contraignant et permanent de relocalisation des demandeurs d’asile entre les États membres » de l’UE (§18), et apporte son « soutien ferme au regroupement familial » des migrants (§14).

La migration est en effet selon elle une bonne chose, une chance à saisir. La recommandation affirme que « les migrations internationales, lorsqu’elles sont efficacement gérées, peuvent contribuer au développement socio-économique des pays d’accueil » (§5). C’est particulièrement vrai pour l’UE, ajoute-t-elle, qui est victime d’une crise démographique : « si la dynamique naturelle se maintient, en l’absence d’apports liés à l’immigration, en 2070 le rapport entre le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes en âge de travailler dans les pays européens sera de 56% » (§5). Il s’agit en somme de remplacer les millions d’Allemands qui ne vont pas naître par des Syriens ! Sans parler des Français…

Pour réaliser cet inquiétant programme, la recommandation n’hésite pas à conseiller aux États de manipuler l’information. Il faut, affirme-t-elle, diffuser « des informations objectives, claires et fondées sur des preuves quant aux avantages et aux coûts de la migration, afin de balayer les discours fallacieux qui engendrent une perception négative des réfugiés et des migrants, en vue de contrer les phénomènes tels que la xénophobie, le populisme, le nationalisme » (§5).

Bien entendu, tout cela s’inscrit dans la droite ligne du Pacte mondial de l’ONU « pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », auquel la recommandation ne manque pas de rendre hommage (§7).

Seules l’Italie, la Hongrie et la Pologne ont osé marquer leur désaccord avec ce texte effrayant. Elles ont ainsi sauvé l’honneur de l’Europe des nations. Sans surprise, la France d’Emmanuel Macron s’est quant à elle soumise, avec l’Union européenne, au diktat migratoire de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, ce qu’au nom de la délégation RN je condamne avec force !

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